Comment dit-on lapin en macédonien, parce que ce matin, on s'en ai fait poser un vrai ! Notre guide en bateau n'est jamais venu et c'est des rives roselières du lac que nous observerons les oiseaux : cormorans pygmées, cigognes, aigrettes et hérons, et enfin les pélicans attendus, hélas de loin, dont le vol plutôt gracieux, s'apparente à celui des cigognes.
Décidément, les cultures dans les vallées semblent spécialisées, et celle de Prilep en perpétue l'ordre par ces champs de tabac bien rangés. En ce samedi après midi, le centre de la ville de Prilep est bien animée, surtout autour de son bazar. S'il a bien gardé sa structure originelle ottomane, la mosquée a brûlé en 2001 et les échoppes sont essentiellement des magasins de vêtements et des cafés. Ceux-ci se font concurrence à coups de décibels et les discussions sont fortes sur leurs terrasses pour être audibles. Quel contraste avec le monastère dédié à Saint Michel, juste au-dessus de la ville où les nonnes ont fait voeu de silence ! Et que dire de ce village, à côté duquel nous nous installerons pour la nuit, qui bruisse de sons multiples : clarines, bêlements, gloussements, chants du coq et du coucou, la hache qui fend le bois, et à force d'écouter, le chuintement de la faux. Pas un bruit mécanique, pas un son artificiel, l'impression d'être au cinéma dans un film d'époque où l'on aurait soigné la bande son.
dimanche 5 juin 2016
Prilep - Macédoine
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