lundi 6 juin 2016

Niže Pole (10 km à l'ouest de Bitola) - Macédoine

Bitola n'a rien de particulier en son centre à offrir aux touristes, hormis le jeu de piste, sans flèches, pour trouver ses destinations ou les centres d'intérêt. C'est avec obstination et abnégation que nous nous pencherons sur la carte et le plan sommaire qu'offre notre guide pour aboutir à nos souhaits de visite.
Les ruines d'Heraclea Lyncestis nous attendent vraiment car nous sommes les seuls visiteurs, et nous croiserons au moment de sortir quatre autres touristes ... australiens, mais il faut préciser d'origine macédonienne. Nous en avons donc pleinement profité, foulant de nos pieds une rue empruntée il y a 2500 ans par Philippe de Macédoine, le fondateur de la cité, posant nos fesses sur les gradins eux romains du II° siècle après J.C., regrettant que les thermes ne soient plus actifs car il fait chaud, admirant sans compter les nombreuses mosaïques.
À quelques kilomètres s'étend le cimetière français où sont enterrés plus de 6000 soldats français et 7000 restes dans l'ossuaire, victimes de la défaite de Monastir, l'ancien nom turc de Bitola, en mai 1917. Moment d'histoire plutôt émouvant de voir toutes ces croix ou tous ces croissants de lune, il y a un bon nombre de soldats des régiments "indigènes", d'autant plus que cet événement de la première Guerre mondiale est assez peu connue. Et le gardien, dans un français appréciable, sera très heureux de tout nous présenter, la liste complète des morts, le livre d'or, la photo où il est médaillé par l'ambassadeur de France.
Un bon burek pour nous sustenter entre la mosquée et l'église, dans une rue dont certains habitants préfèrent l'ancien nom, celui d'un maréchal yougoslave, plutôt connu, et en route pour les montagnes du Pelister qui écrasent de leur masse la ville.

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