Ça aurait pu être la journée des déceptions; ce sont celles qui rendent les autres plus belles. La cascade de Smolari n'a d'extraordinaire que d'être la plus haute cascade du pays, la vallée de la Strumica n'a de remarquable que ses plantations de poivrons et son orientation est/ouest, aboutissant en Bulgarie, et fermée au sud par les montagnes formant la frontière avec la Grèce. Nous sommes à deux kilomètres de cette frontière; deux pensées nous viennent à l'esprit : de l'autre côté, des réfugiés attendent peut être désespérément, et nous sommes à une centaine de kilomètres de la mer Égée.
Le lac de Djoran, à l'image du pays, souffre d'installations touristiques déficientes : hôtel et camping datant de l'époque communiste à l'abandon, constructions en cours qui restent en cours, hôtels clinquants aux malfaçons visibles. Et quand on trouvera un camping, il faut bien entretenir le corps, il est resté sur les normes communistes des années 60 et nous annoncent des tarifs qu'on trouve en France ! Notre salut viendra d'une gentille macédonienne qui nous dégotera une chambre chez l'habitant, tout confort pour à peine plus chez que le camping reliquaire. Et pour en finir totalement avec cette amertume, un bon restaurant de poissons ce soir et demain un tour en barque pour aller voir les pélicans.
vendredi 3 juin 2016
Dojran - Macédoine
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