Ohrid est une belle ville, qui fait un oublier les horreurs précédentes, horreurs qui n'ont pas échappé non plus à l'UNESCO qui menace de lui retirer son classement. Ville d'histoire, puisqu'au carrefour de routes et de civilisation : grecque, romaine, bulgare, byzantine, ottomane ... On s'assied sur les gradins du théâtre antique, à la bonne place, celle où il y a encore les noms des familles grecques, regarder la scène remaniée par les Romains. On grimpe à la forteresse du tsar bulgare Samuel, on redescend à la basilique Sainte Sophie, transformée un temps en mosquée, en prenant le temps de s'arrêter à l'église Saint Clément et ses icônes dont on volera les images, le gardien étant plus préoccupé par son smartphone. On repère le minaret, et donc le bazar attenant et son marché.
Retour vers le sud du lac, passage formel de la frontière, rues défoncées, animaux vaquant sur la route, retour en Albanie, mais aussi indications touristiques facilement repérables. La route entre Pogradec et Korça est un vrai boulevard, si, si, dans cette large vallée aux cultures maraîchères et fruitières, où le travail est rarement mécanisé, à 1000 mètres d'altitude tout de même.
Une autre route impeccable, financée par l'Europe, nous mène à Voskopoja, ancienne cité de 40 000 habitants, aujourd'hui simple village, aux nombreuses basiliques et églises, aux fresques en plus ou moins bon état, après une bonne vingtaine d'années d'athéisme officiel d'état. La femme du pope nous en fera visiter une, la principale, nous surveillant soupçonneusement, photos interdites, et nous fourguant deux cierges, les plus gros et en nous arnaquant de 10 lek ( 7 centimes quand même - les voies du seigneur sont décidément impénétrables).
jeudi 9 juin 2016
Voskopoja ( 20 km à l'ouest de Korça) - Albanie
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