*Pour commencer, un peu de prononciation : un "r" placé entre deux consonnes se prononce "eur". On dit donc "Keurka", ce qui est beaucoup plus facile.
Cette nuit, le tonnerre a souvent grondé, les éclairs ont zébré la nuit, la pluie a tambouriné sur la carrosserie, le bora, un vent violent d'est, a soufflé méchamment. Et cette matinée en porte les stigmates.
La ville de Zadar offre beaucoup d'attraits. Ville fondée par les Romains, elle fut par la suite envahie par des tribus slaves, tomba sous la domination vénitienne avant de finir autrichienne. Elle fut cédée à l'Italie entre les deux guerres mondiales, et fut en grande partie détruite durant la seconde guerre mondiale, et plus près de nous, durant les guerres en ex Yougoslavie. Chaque époque a laissé son empreinte, un forum romain, des fortifications vénitiennes, des palais habsbourgeois, des églises de toutes époques, des reconstructions plus ou moins réussies. Cette cité cernée par l'eau dégage une impression de douceur, de vie à l'image de son marché multicolore.
La côte après Zadar s'aplatit, laissant la place aux industries et aux marinas. Il y a peut être un parallèle entre les deux. Heureusement, les échappées vers la mer laissent apercevoir ce réseau d'îles, plus ou moins grandes, vertes ou pelées, habitées ou non.
La Krka se jette dans la mer par un long estuaire qui creuse un canyon dans la montagne. Au débouché de cette gorge se niche Skradin, joli petit village où nous faisons halte parmi les oliviers pour cette soirée d'anniversaire nuptial.