mercredi 8 juin 2016

Gradište (15km au sud d'Ohrid) - Macédoine

L'orage n'est pas venu sur nous et a eu le grand bonheur de rafraîchir l'air. Pour atteindre les villages sur la rive orientale du lac de Prespa, coincés au pied des montagnes, il ne faut pas hésiter à prendre des routes minuscules en évitant soigneusement ce que l'on pourrait confondre avec des cailloux, les tortues d'Hermann ! Nous avons la chance de pouvoir pénétrer dans une église aux icônes intactes, très colorée. Par contre d'autres seront fermées, un comble puisqu'elles font partie d'un circuit plus ou moins bien fléché. Tout au sud, la route s'arrête brutalement, se heurtant à l'obstination grecque de limiter le nombre de postes frontières.
La rive ouest est plus sauvage, plus escarpée et très abandonnée. Est ce parce que Tito y avait fait construire une de ses résidences et un complexe hôtelier pour la Nomenklatura yougoslave ?
La route s'élève assez fortement, grimpe jusqu'à près de 1700 mètres d'altitude et permet un coup d'oeil magnifique sur l'autre lac, celui d'Ohrid. Au bas de la descente, un charmant village de pêcheurs, tout en escaliers, les pieds dans une eau translucide. Quelques kilomètres de route sauvage, et ô désespoir, une suite ininterrompue de villas, appartements, chambres à louer avec leurs rabatteurs pesants, puis les hôtels resort, d'un goût souvent discutable. Il nous aura fallu de la persévérance pour se trouver un bivouac sympathique pour notre dernière nuit macédonienne, et en souhaitant que la ville d'Ohrid tienne les promesses du guide et pas celles de ses alentours.

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