Au fur et à mesure des mètres perdus en altitude lors de notre descente, le thermomètre gagne en degrés et le vent mollit. Mais que font tous ces gens à pied qui montent ou descendent cette route escarpée, sachant qu'il n'y a rien là-haut et que ce ne sont pas des randonneurs ?
Après tous ces kilomètres parcourus, dont plusieurs sur des pistes, il fallait bien essayer une des spécialités locales qui fleurissent le long des routes, le lavazh. Et pour 400 lek, soit moins de 3€, nous voilà avec une voiture étincelante.
Le camping de Kashar étant idéalement placé entre Tirana et Durrës, nous y retournons avec plaisir pour notre dernière nuit albanaise et retrouvons avec délices ce côté bucolique à 15 kilomètres des deux plus grandes villes du pays. Sur les coteaux, des vignes. Or la région n'avait aucune tradition vinicole, et le raisin sert à confectionner le raki, l'eau de vie albanaise. Après la rupture avec le pacte de Varsovie, Enver Hoxha redoutait une invasion, d'où cette avalanche de bunkers. Mais quel rapport avec la vigne ? Sur les piquets en béton tenant les fils de fer sur lesquels s'entoure la vigne, sont fichés des baïonnettes pour que des parachutistes ennemis s'y empalent. La même "raison" (peut-on parler de raison dans un tel cas de paranoïa ?) l'avait conduit à faire planter des aloès sur la côte.
samedi 25 juin 2016
Kashar 3
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