L'entraînement fut efficace. C'est vêtu d'une lourde veste de drap, d'une chemise bouffante serrée aux poignets par des bracelets de cuir, de chausses noires, de bottes lustrées, que les spandieratorri font leur apparition au son des tambours et des trompettes. Et dans le martèlement des tambours, c'est concours d'adresse et de dextérité, carrousels endiablés, lancers de plus en plus haut, arc en ciel de couleur des bannières dans la chaleur de midi. Le rythme des tambours s'amplifie, le nombre de drapeaux augmente, et c'est jongleries à deux, puis trois drapeaux, avec les mains, les pieds, un autre partenaire, plusieurs partenaires.
A Feltre existe aussi un théâtre surnommé la petite Fenice, en hommage à son aînée vénitienne, et ce n'est pas usurpé. Assis élégamment sur un fauteuil rouge, et malgré la housse qui le recouvre, il n'y a pas à forcer beaucoup son imagination pour entendre résonner le piano.
Chemin à rebours à travers l'Autriche, verte de printemps, l'Allemagne et ses autoroutes libérales et encombrées, traversée du Rhin, et nous voilà cernés par un environnement francophone sonore et visuel, quoique mâtiné d'alsacien.
dimanche 3 juillet 2016
Wasselonne (Bas Rhin - Alsace) - France
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