Le ciel s'est assombri et l'Adriatique aurait des airs de colère océane, et quand ses vagues viennent heurter les remparts de Dubrovnik, sous une petite pluie, on se croirait sous d'autres latitudes mieux connues. Le tour de ces remparts, à des endroits risqués sur des échafaudages qui feraient trembler bon nombre d'hommes de l'art, donnent des points de vue variés sur la vieille ville, ses toits rouges, ses ruelles en escalier, ses jardins, ses cloîtres, ses clochers ... Le nombre de venelles, parfois en impasse, souvent avec des marches rendant difficiles les livraisons en tout genre, permet de s'éloigner de la foule. Le tourisme de masse y est important sur une surface réduite, avec tout ce que cela implique. On évitera de faire une psychosociologie rapide des touristes selon leur nationalité, mais on regrettera le nombre ahurissant de terrasses de restaurant empiétant sur les placettes et les ruelles avec les immanquables parasols qui cachent toute perspective, l'impossibilité de trouver un banc parce qu'il n'y en tout bonnement pas, les entrées payantes à des tarifs prohibitifs (15 € par personne pour faire le tour des remparts - les autres lieux évoqués ci dessus doivent-ils s'en inspirer ?), l'absence de connexion wifi libre.
Quelques kilomètres de route nous feront passer au Monténégro, une petite traversée en bac, et nous voilà au bord de l'eau, dans ce fjord méditerranéen que sont les Bouches de Kotor.
jeudi 26 mai 2016
Kotor (Monténégro)
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